Ce pourrait être le titre d'une chronique optimiste, mais Dieu m'en garde de l'être trop !
C'est vrai donc l'économie va mieux, mais disons plutôt qu'elle est convalescente. Le dernier trimestre a déjoué beaucoup de pronostics des économistes qui tablaient donc sur une reprise qu'ils ne voyaient que 2e semestre 2010. On voit en réalité plusieurs facteurs repasser progressivement au vert. Il y a d'abord la croissance. Si on avait vu le premier trimestre être une calamité au sens économique du terme, notamment au sujet de l'emploi, le second a vu la situation s'améliorer, avec une croissance positive (+0,3%). Bon d'accord la situation économique du pays n'est certes toujours pas florissante, mais elle a le bon gout de ne plus se dégrader aussi vite qu'auparavant. Cet état de fait devenait très embarrassant pour les politiques et les syndicats. Admettons enfin que la refonte du pôle Emploi est arrivée au mauvais moment, ce qui n'est pas pour arranger les choses.
Ensuite, il y a les prix du pétrole : à production constante, avec une hausse de la demande (notamment chinoise), nous avons implicitement un hausse mécanique des prix. Vous me direz peut-être, ce n'est juste que pour assouvir la demande interne du pays en anticipation de l'hiver. Je vous dirai non. En fait, ce pétrole est bien destiné au secteur industriel. Si l'industrie chinoise n'est donc pas moribonde, c'est notamment parce qu'il existe une demande externe de biens manufacturés. Et qui dit demande externe, dit des gens pour les payer, dit des liquidités. Ce qui prouve qu'il existe à l'international des secteurs pour lesquels la reprise est évidente ou quasiment amorcée.
Au niveau international encore, d'ailleurs les bourses mondiales ne se trompent pas : elles hésitent entre l'euphorie de la reprise et des gains sur le court terme que pourraient amen
er certains grands groupes internationaux, d'un cote. Et de l'autre, les mauvais chiffres sur l'inflation (ou plutôt de déflation) qui pourraient exonérer durablement les espoirs de reprise. On voit donc que la situation amène a observer certains phénomènes et puis, l'instant d'après, leurs contraires.
Un autre signe qui tend à prouver quelque chose : les cotations des banques repassent dans le vert (+75% pour Natixis depuis le 1 janvier 2009, +39% pour le Crédit Agricole, +46% pour la Société Générale), je pense que ces signes-là sont parlant !!
Je ne voudrai pas être a la place des traders, en salle des marches car leur choix doit être extrêmement difficile a faire, tant la situation est indécise. En même temps a la BNP Paribas, une enveloppe de 1 milliard d'euros a été dégagée pour exécuter les primes de ces derniers. La encore, on voit toute l'ambiguite de la situation.
Mes autres cahiers....
lundi 24 août 2009
L'économie va mieux...
mercredi 10 juin 2009
Le chiffre du jour : 70
70 : c'est en dollars, le prix du baril (contrat Juillet) pour sa cotation actuelle à New-York. Le brut profite ainsi du resserrement de la production de l'OPEP intervenu, il y a quelque mois pour contrer la baisse de la demande. Les investisseurs anticipent aussi, ainsi un possible regain de spéculation sur le brut. Les spécialistes tablent sur une moyenne du cours à 80$ sur 2009, ce qui ferait environ 1,30€ le litre de SP95.
(Depeche) : Pour Taittinger, les crises se digèrent bien
Pour Taittinger, les crises se digèrent bien
La crise touche les ventes de champagne et Taittinger ne fait pas exception, mais après trois années historiques, la maison dit voir passer l'orage avec une grande sérénité."Bien sûr, nous aurons des ventes en baisse cette année, comme tout le monde, mais cela n'a franchement aucune importance pour nous", a déclaré Pierre-Emmanuel Taittinger, président de la maison de champagne, lors du sommet du luxe organisé par Reuters.
"Nous aurons probablement une baisse de 10% à 20% (...) mais nous ne sommes pas une industrie comme une autre", a-t-il ajouté, soulignant que l'ampleur de la baisse était difficile à anticiper à ce stade de l'année compte tenu du calendrier des constitutions de stocks par les distributeurs.
Pour Pierre-Emmanuel Taittinger, "les producteurs de champagne sont des terriens qui voient les choses à long terme". "Lorsque les ventes baissent, nous gardons le vin dans nos caves, il vieillira davantage et n'en sera que meilleur", a-t-il lancé, amusé.
"Je serais inquiet si la crise durait depuis cinq ans. Or, elle intervient après trois années absolument historiques pour les producteurs de champagne", a-t-il dit.
Les ventes de champagne ont reculé de 4,8% en volume en 2008 à 332 millions de bouteilles, après deux années de très forte croissance et un exercice 2007 record.
PRIX STABLES ET ACHETEURS À L'AFFÛT
Crise ou pas, le secteur conserve tout son attrait pour les investisseurs et les acheteurs potentiels restent à l'affût.
"Je pourrais trouver immédiatement acquéreur", a déclaré Pierre-Emmanuel Taittinger, qui dit être appelé quasiment tous les mois au sujet d'une éventuelle mise en vente de sa société.
La maison de champagne emploie 220 personnes et produira 6,0 millions de bouteilles cette année - contre une moyenne de 5 à 6 millions par an - dont 70% seront exportées, principalement au Royaume Uni et aux Etats-Unis.
Crise oblige, Taittinger n'a pas augmenté ses tarifs en 2009, pour la première fois depuis six ans, ce qui pèsera sur son bénéfice.
Les prix vont d'une trentaine d'euros pour un "Brut Réserve" qui représente 80% des ventes, jusqu'à 140 euros pour un "Comtes de Champagne", un "blanc de blanc" de cépage 100% chardonnay.
La maison détient 289 hectares de vignes qui lui fournissent 45% des raisins dont elle a besoin, le solde étant acheté aux viticulteurs.
"Notre ambition n'est certainement pas d'augmenter la production mais de veiller à préserver la qualité et l'attrait de nos champagne", a précisé Pierre-Emmanuel Taittinger.
La société a réalisé en 2008 un chiffre d'affaires de 106,5 millions d'euros et un résultat opérationnel de 34,4 millions, contre 109 millions et 32,3 millions respectivement un an auparavant.
Avec l'aide de la Caisse régionale du Crédit agricole de Champagne, Pierre-Emmanuel Taittinger a pris les rênes de la société en 2006 après une longue bataille pour le rachat de la maison familiale, pour 660 millions d'euros dont 70 millions de dettes, auprès du fonds américain Starwood Capital.
Une holding familiale a été constituée depuis lors, qui détient aujourd'hui 42% du capital et une option d'achat lui permettant de monter à 55%. La caisse régionale du Crédit agricole en conserve moins de 20%, le solde étant aux mains d'investisseurs privés.
Taittinger, qui avait créée en 1988 le domaine Carneros, en Californie, avec son distributeur américain Kobrand Corporation, en conserve toujours une part de 50%.
lundi 8 juin 2009
Le chiffre du jour : 37
37 : c'est le nombre de faillites bancaires enregistrées aux USA, en 2009. Il s'agit de la banque Bank of Lincolnwood, dont une partie des actifs sera racheté par Bank of America.
Pour plus d'information, suivre le lien ici
mardi 5 mai 2009
Le chiffre du jour : 21747
21747 : c'est le nombre de dossiers de surendettement actuellement déposés à la banque de France. Ce chiffre est un (triste) record depuis 1990.
Cette information tombe, malheureusement, à point nommé quand le gouvernement cherche à encadrer par la loi, l'octroi de crédits à la consommation et aux crédits "revolving" (crédits permanents). Ces derniers sont systématiquement pointés du doigt par les association de consommateurs comme étant à l'origine du surendettement de nombreux ménages français.
mercredi 22 avril 2009
Le chiffre du jour : 4000
4000 : c'est en milliards de dollars, le coût fixé par le FMI de la crise financière mondiale sur la période 2007-2010, dans son 'rapport sur la stabilité financière dans le monde', publié ce mardi 21 avril.