1,4% C'est la prévision de croissance prévue par le FMI pour 2012 en France. Pour rappel, le gouvernement table sur une croissance de 1,75% pour l'établissement du budget 2012. Des millions d'euros devront être trouvés ou bien des coupes budgétaires auront lieu !…
Mes autres cahiers....
jeudi 22 septembre 2011
Le chiffre du jour : 1,4%
mercredi 14 septembre 2011
Moody's abaisse les notes du Crédit Agricole et de la Société Générale.
C'était dans les tuyaux depuis un petit moment et certains observateurs auraient pu ironiquement se demander laquelle de Standard & Poors ou de Moody's auraient "tiré" la première ! C'est donc à cette dernière que revient cet "honneur" !
Concrètement, qu'est-ce cela signifie ? Cela signifie simplement que ces deux banques de par leur investissements en Grèce, pourraient perdre des fonds si le pays se déclarait en faillite. Dans ce cas, ils pourraient éventuellement se retrouver en défaut de paiement. Il faut voir dans ces notes, le caractère de solvabilité de ces établissements.
Pour les clients, aucune inquiétude n'est à craindre : les pouvoirs publics ne laisseraient pas ces sociétés déposer le bilan. Au pire, une nationalisation partielle ou entière serait des scénarios tout à fait plausible et dans ces conditions, les clients ne verraient pas leurs économies partir en fumées.
Non. Ce qui est plus grave, c'est que ça marque une étape de plus dans une logique de défiance des marchés envers les institutions qu'elles soient privées (banques ou assurances) ou publiques (états). Cette logique est en quelque sorte, la terminaison de la politique du "déshabiller Pierre, pour habiller Paul". Je m'explique.
Avant pour réaliser des projets, des emprunts étaient effectués afin de trouver les fonds nécessaires au paiement de la main d'œuvre et des matières premières. Les emprunts étaient effectués à des taux pas forcement avantageux pour l'emprunteur. Mais ce dernier pouvait allègrement aller chercher de l’argent ailleurs pour aller se refinancer à moindre frais et surtout à des taux inférieurs. Les banques (quelque soit leurs origines) sont passées expertes dans ce domaine, elles ont d’ailleurs leur propre taux d'intérêt, le taux inter-bancaire EURIBOR.
Avec cette dégradation de leur note, Moody’s ne cherche-t-elle pas à ajouter de la méfiance sur des organismes qui sont malgré tout en bonne santé financière ?
Cette logique du catastrophisme emprunté par les agences de notation n’a au final qu’un effet pervers et non des moindres : celui de vouloir ralentir brutalement l’activité de ces organismes, et de facto des états, mais qui restent (et on le voit bien) malgré tout solvables dans bien des conditions.
Nous verrons dans les mois à venir si ces banques pourront continuer à octroyer des prêts importants ou bien calmer le jeu.
Et “calmer le jeu” en économie, c’est diminuer les prêts, donc les investissements, donc l’activité économique...Et ça nous n'en avions vraiment pas besoin en France !
jeudi 11 août 2011
La situation économique reste préoccupante
Et ce à plusieurs titres. D'abord au niveau macroéconomique, nous avons techniquement parlant, la planète divisée en trois grandes zones géographique. Les pays occidentaux, comme les Etats-unis, l'Europe qui connaissent des déboires économiques sans précédents. Les Etats-unis sont empêtrés dans une dette record de plus de 14.000 milliards de dollars, qui lui a valu le fait d'être placée sous surveillance par Standard & Poors. Ce fait est assez remarquable pour estimer qu'une agence de notation marque sa défiance quant à la capacité des USA à rembourser les investisseurs. Au delà de cela, il faut considérer que si les américains n'avaient pas relever leur plafond de leur dette, la situation aurait été pire. Car dans ce cas, cela aurait signifier purement et simplement la faillite d'une grande puissance. Inconcevable !
En Europe, la situation est guère enviable. On ne finit pas de renflouer les caisses de la Grèce. Et c'est également l'Italie, l'Irlande, le Portugal et l'Espagne qui menacent à leur tour de faire un détour chez les trésoriers de Bruxelles.
Deuxième grande zone, l'Afrique et le moyen-orient. La-bas, la situation est toujours dramatique, sans parler des pays du bassin méditeranneen qui connaissent les révolutions du jasmin, l'Afrique noire et particulièrement la corne de l'Afrique (Somalie, sud-Soudan, Ethiopie) sont actuellement touché par une famine parmi les plus importante de ces dix dernières années. Ajouté à cela, le prix des denrées alimentaires associé à leur rareté (l'un allant rarement sans l'autre) et vous obtenez une catastrophe humanitaire.
Enfin, l'Asie qui sort du lot avec la Russie et le Brésil connait une croissance toujours soutenue. Mais qui dit "croissance soutenue" dit aussi demande de matières premières importante. Le premier effet de cela est la hausse des prix de ces dernières. Mais sournoisement, nous avons également une hausse des prix des denrées alimentaires. Certes, ces dernières ne sont pas rares en Chine. Mais avec la croissance, la demande intérieure a explosé et les prix se sont envolés. Au final, c'est l'inflation qui guette. Et tout économiste sait que l'inflation si elle n'est pas maitrisée peut vite devenir néfaste, quelque soit d'ailleurs le modèle économique en place ! Les nouvelles du Japon ne sont guère meilleures. Le tsunami de Février dernier devrait laisser encore quelques stigmates et de nombreuses cicatrices tant au niveau matériel que financier. A ce titre, Toyota qui n'a pas pu faire tourner ses chaînes de production vient de perdre sa place de n•1 mondial de l'automobile. Mais c'est un peu oublié l'aspect humain, aussi : les habitations dévastées quand elles ne se trouvaient pas dans une zone contaminée par les radiations !
C'est finalement un tableau très sombre que j'ai dressé mais il est un triste reflet des désastres arrivés et des événements susceptibles de venir.
dimanche 24 juillet 2011
Eh oui, les vacances finies, je rapporte une petite photo de Cannes...

Dans la rue d'Antibes, j'ai trouvé une sculpture de Jenkell (le bonbon) aux couleurs de la Grèce devant l'agence de la banque LCL. Même si le groupe bancaire n'est pas officiellement exposé dans le pays, je n'ai pas pu m'empêcher de faire le rapprochement entre le milieu bancaire et la situation financière de la contrée hellénique. Je trouve qu'il y a une certaine ironie dans le choix de l'emplacement de cette sculpture, alors que d'autres sculptures du même artisiste (figurant les drapeaux d'autres pays) se trouvaient sur la Croisette et dans la ville de Cannes.
Location:Cannes, France
vendredi 1 juillet 2011
Enfin, la baisse du pétrole...

Jusqu'à présent, je pensais que l'OPEP était omnipotente quant à la production de pétrole sur la planète. Bon d'accord ! Il n'y a pas que l'OPEP qui fournisse du pétrole au reste du monde, la Libye et les Etats-Unis produisent également, n'en font pas partie. Mais avec sa part prépondérante, l'OPEP agissait comme un monopole.
Vous l'avez peut-être remarqué, j'utilise le passé quand je parle du consortium des émirats, mais cette semaine, il s'est produit un phénomène particulièrement significatif de la spéculation qui entoure le baril de brut.
L'AIE (l'agence internationale de l'énergie, qui regroupe un bon nombre de pays consommateurs) a décidé en effet de mettre 60 millions de barils sur le marché. La réaction des marchés ne s'est pas fait attendre : le brut perdait plus de 10$ en une seule journée ! Ben oui, l'excès de barils, devait très logiquement faire baisser les cours, et c'est exactement ce qu'il s'est produit !
Il ne faut pas s'y tromper, si tous les pays consommateurs décident de taper dans leurs réserves stratégiques, c'est que derrière ils estiment que la flambée du brut qui s'est installée depuis plus de 5 ans maintenant, risque de leur couter de précieux points de croissance. Il faut y voir également un geste d'entretien de la reprise, qui est certes molle, mais présente quand même ! L'envolée des prix des matières premières fait peser des incertitudes sur les économies occidentales qui n'est au final bon pour personnes. Car à terme, une hausse des prix (prônée par l'Iran et le Venezuela notamment) risquerait de gripper durablement le porte-monnaie de leurs acheteurs.
Revenons à nos barils de brut remis sur le marché, il faut bien voir que cette manoeuvre est très limitée dans le temps, car une fois, l'effet d'annonce résorbé, la spéculation pourra reprendre ses droits ! Ne nous y trompons pas : les prix baissent, oui, mais uniquement pour l'été !
Location:Voie Perronet Nord,Puteaux,France
vendredi 24 juin 2011
Pourquoi la relance de la Grèce ne fonctionnera pas...

Je dois confesser que je joue un peu ma Cassandre, mais je ne crois pas au processus de relance européen, et cela à plusieurs titres.
La Grèce est l'un des pays méditerranéen les plus visité, son activité touristique est très importante. On y retrouve des fleurons architecturaux par centaines. Mais les grecs ne sont pas réputés que pour cela. Il faut savoir que la corruption y est l'une des plus importante au monde. Avec ce problème, le chômage y est également endémique.
Ainsi, en quelques années, la Grèce est devenue le parent pauvre de l'Europe. La faute à quoi ? Ben aux taux d'intérêt internationaux. Il faut savoir que la note (donnée par les agences de notation) de la Grèce est la plus basse possible. C'est que dans ces conditions, les emprunts collectés par la Grèce ont des taux d'intérêt très haut (autour de 20% !). Tellement haut, que même avec une croissance autour de 2%, il lui faudrait plusieurs décennies avant de pouvoir les rembourser totalement !
Ce que je cherche a vous faire comprendre, c'est que le cercle dans lequel se trouve le peuple grec est vicieux. Car tous les efforts de création de richesse partent systématiquement à l'étranger ! C'est seulement quand les richesses seront redistribuées au peuple que les choses iront mieux. Mais pour le moment, c'est loin d'être le cas ! Au menu grec, c'est hausse des impôts, baisse des emplois dans la fonction publique, privatisations des groupes nationaux, etc... Vous savez cette situation me fait penser à quand vous faites banqueroute au Monopoly. Vous vendez tout et même ce qui était le plus rentable pour vous devient la propriété de vos adversaires. Actuellement, pour continuer dans la métaphore, la Grèce devrait acheter une seconde boite de jeu, pour s'octroyer l'ensemble de la banque de la boite !
Vous trouvez mon allusion, un peu forte, mais la situation est telle que les moteurs de son économie sont à plat. Il ne reste malheureusement que le tourisme qui sauve la face.
Ensuite, les différents plans de relance feront-ils l'affaire ? Rien n'est moins sûr ! Les différentes enveloppes paieront les salaires des fonctionnaires, mais ces mêmes fonctionnaires ne créent pas forcement de la richesse, du moins pas directement ! Pour moi, ces plans ne sont donc que des perfusions qui maintiennent en vie, le malade grec.
A-t-on vraiment le choix ? La réponse est non. De nombreuses banques européennes et évidemment françaises se sont portées acquéreur de banques grecques, or ces dernières n'étant pas solvables (ou difficilement), elles sont devenues par conséquent toxiques. Le terme est fort, mais le risque d'impayés est élevé. Or les impayés, les investisseurs détestent ça ! Et à terme, ce sont les banques toutes nationalités confondues qui risquent de trinquer sur les marchés.
On peut dire qu'aujourd'hui, le pays et ses investisseurs sont dans l'impasse : on ne pourra pas prêter indéfiniment de l'argent et les mesures drastiques prônées par M. Papandreou risquent de lui couter son poste, tant elles sont impopulaires et ça se comprendrait !
On voit clairement que la Grèce ne doit (et ne devrait) pas sombrer, mais la planche à billets en euros s'usera vite et tôt ou tard, les comptes devront être justifiées, et des compensations pour les créanciers, demandées !
Location:Place Carpeaux,Puteaux,France
samedi 12 mars 2011
Les catégories professionnelles exposées à la hausse du pétrole…
Cela fait un petit moment que je n'ai pas posté…
Alors les prévisions les plus optimistes prévoient un baril de pétrole à 200$ au mois du septembre 2011, soit d'un prix à la pompe à 1,90€. On se rend compte qu'un nombre important de professions va se retrouver confronter à des difficultés directes, liées à l'exercice de leurs métiers. Ainsi, les taxis et les transports en commun (notamment les bus), voient leurs charges augmenter drastiquement. De manière indirecte, il y a également ceux pour qui les engins motorisés constituent une composante importante voire cruciale de leurs activités. Je pense aux agriculteurs, aux maraichers et aux pêcheurs. Les produits frais devraient donc logiquement augmenter.