mercredi 9 décembre 2009

Le chiffre du jour : 90.000.000

90.000.000 : c'est le montant approximatif en euros de la somme collectée pendant le téléthon 2009 qui a eut lieu ce dernier week-end. C'est un recul des promesses de dons que l'on peut observer après 2008 où quelques 106 M€ avaient pu ainsi être collectés. Si la somme reste honorable, plusieurs facteurs peuvent être avancés avec prudence : la crise, bien évidemment mais aussi la polémique autour de Pierre Bergé (patron du sidaction) lequel accusait le téléthon de "parasiter" la générosité des français.

jeudi 8 octobre 2009

Le chiffre du jour : 6000

6000 : c'est le nombre de créations d'emploi consécutives a la baisse de la TVA de 19,6% a 5,5% dans la restauration, selon le conseil des prélèvements obligatoires, organisme affilie a la cour des comptes. Le gouvernement estimait que la baisse de la TVA aurait pu créer 40000 emplois.
On est loin du compte, sans jeu de mots !

Alors reprise... ou pas reprise ?

Ben a dire vrai, la réponse n'est pas tout indiquée tant elle soulève d'ambiguites. Je pourrais même diviser ce post en deux : une partie dans laquelle je mettrai les indicateurs au vert et dans l'autre, ceux dans le rouge. Mais je ne pourrais rien apporter comme jugement. Par contre, ce qu'il convient de faire, c'est de juger la situation dans sa globalité.
Et le résultat est plutôt alarmant : il est évident que sur un an, la situation de l'emploi s'est nettement détériorée, or nous le savons bien, un salarié qui n'a pas peur de perdre sa place est un salarié qui consomme (c'est une partie du cercle vertueux de l'économie). Mais actuellement, c'est plutôt loin d'être le cas. La réciproque est aussi vraie. Du coup, on se retrouve avec toute l'ambiguïté de la situation : d'un coté une macro-économie qui voudrait redémarrer et de l'autre, une économie individuelle frileuse. Cet antagonisme produit quelque chose d'assez curieux mais qui pourrait conduire a de la déflation car à offre supérieure et demande inférieure, les prix mécaniquement baissent. Finalement cette période que je qualifierai de transitoire est une aubaine pour les économies nationales, car elle ne marque pas une reprise accentuée et effrénée des consommations énergétiques et donc du coup la demande interne en pétrole s'en trouve freinée elle aussi.
Disons que sur ce point, c'est aussi une aubaine pour le consommateur.

Pour conclure, si la situation économique tend a s'améliorer, il n'est vraiment pas certain que les citoyens lambda puissent en profiter de manière rapide et instantanée, en effet, les entreprises ayant souffert de la crise vont se dépêcher d'accumuler de nouvelles ressources financières et ce, malheureusement au détriment de l'emploi. La crise, oui, mais pas pour tout le monde donc.

vendredi 18 septembre 2009

L'epineux problème des retraites

Le problème n'est pourtant pas nouveau et déjà de nombreux gouvernements avant l'actuel s'y était déjà frotté, les uns par nécessité, les autres pour l'amour de la réforme... ou bien les deux peut-être ! Cela dit, force est de constater que dès qu'ils s'y sont collés, ils sont vite devenus impopulaires ! Passés les problèmes de popularité, ils faut quand même se rendre compte de plusieurs choses. La première, c'est que les français sont attaches a leur régime de retraite. C'est un fait mais c'est comme ça ! Et puis il y a cet aspect du "j'ai cotisé toute ma vie pourquoi je n'y aurais pas le droit a la retraite, comme mes parents l'ont eue !". Il y a aussi cette observation très juste de la cotisation inter-générationelle : les actifs d'aujourd'hui cotisent pour payer les retraites d'aujourd'hui, logique ! Alors que normalement les cotisations devraient être amassées pour payer les retraites de demain et non d'aujourd'hui. ! En gros, un actif et demi travaille pour un retraite d'aujourd'hui. En 2020, il en faudra 2, si rien n'est fait. Le problème évolue donc très vite aussi.
Pourtant l'arithmétique veut que le problème posé soit assez simple a appréhender : le montant total des retraites versées est supérieur au montant perçu dans le cadre de la cotisation retraite des actifs. Je dirai en cela que quiconque s'attaque a cet épineux problème ne dispose que d'une marge de manœuvre tenue, voir inexistante. Le sondage de Lundi dernier est quand même la pour le rappeler. Pour rappeler les résultats du sondage à la question "êtes-vous prêts a travailler plus longtemps ?", les français reflètent a près de 63%, cette idée. Même situation sur la question "faut-il rallonger la durée de cotisation ?", ils sont 65% a affirmer par la négative. Plus fort, 90% d'entre eux ne veulent pas entendre parler d'une baisse des retraites.
On voit que deux dimensions du problème sont abordées ici : le temps et le montant total de la perception. Il y a pourtant une troisième dimension : augmenter les prélèvements à la source. Mais la, je dis qu'il faut y aller avec discrétion et parcimonie. Car c'est rejeter le financement des retraites sur les entreprises et donc au final, d'augmenter les charges sociales, et donc entacher la compétitivité de ces dernières. Dans un contexte social difficile, cela me parait donc également difficilement concevable.
En conclusion, si un financement doit être trouvé, il devra être le résultat d'une concertation nationale, d'ailleurs en cela, toujours d'après le même sondage, un majorité très nette de français souhaiteraient qu'un référendum ait lieu.

La solution, si il y en a une, sera au moins à ce prix.

lundi 24 août 2009

L'économie va mieux...

Ce pourrait être le titre d'une chronique optimiste, mais Dieu m'en garde de l'être trop !
C'est vrai donc l'économie va mieux, mais disons plutôt qu'elle est convalescente. Le dernier trimestre a déjoué beaucoup de pronostics des économistes qui tablaient donc sur une reprise qu'ils ne voyaient que 2e semestre 2010. On voit en réalité plusieurs facteurs repasser progressivement au vert. Il y a d'abord la croissance. Si on avait vu le premier trimestre être une calamité au sens économique du terme, notamment au sujet de l'emploi, le second a vu la situation s'améliorer, avec une croissance positive (+0,3%). Bon d'accord la situation économique du pays n'est certes toujours pas florissante, mais elle a le bon gout de ne plus se dégrader aussi vite qu'auparavant. Cet état de fait devenait très embarrassant pour les politiques et les syndicats. Admettons enfin que la refonte du pôle Emploi est arrivée au mauvais moment, ce qui n'est pas pour arranger les choses.

Ensuite, il y a les prix du pétrole : à production constante, avec une hausse de la demande (notamment chinoise), nous avons implicitement un hausse mécanique des prix. Vous me direz peut-être, ce n'est juste que pour assouvir la demande interne du pays en anticipation de l'hiver. Je vous dirai non. En fait, ce pétrole est bien destiné au secteur industriel. Si l'industrie chinoise n'est donc pas moribonde, c'est notamment parce qu'il existe une demande externe de biens manufacturés. Et qui dit demande externe, dit des gens pour les payer, dit des liquidités. Ce qui prouve qu'il existe à l'international des secteurs pour lesquels la reprise est évidente ou quasiment amorcée.

Au niveau international encore, d'ailleurs les bourses mondiales ne se trompent pas : elles hésitent entre l'euphorie de la reprise et des gains sur le court terme que pourraient amener certains grands groupes internationaux, d'un cote. Et de l'autre, les mauvais chiffres sur l'inflation (ou plutôt de déflation) qui pourraient exonérer durablement les espoirs de reprise. On voit donc que la situation amène a observer certains phénomènes et puis, l'instant d'après, leurs contraires.
Un autre signe qui tend à prouver quelque chose : les cotations des banques repassent dans le vert (+75% pour Natixis depuis le 1 janvier 2009, +39% pour le Crédit Agricole, +46% pour la Société Générale), je pense que ces signes-là sont parlant !!

Je ne voudrai pas être a la place des traders, en salle des marches car leur choix doit être extrêmement difficile a faire, tant la situation est indécise. En même temps a la BNP Paribas, une enveloppe de 1 milliard d'euros a été dégagée pour exécuter les primes de ces derniers. La encore, on voit toute l'ambiguite de la situation.

mercredi 10 juin 2009

Le chiffre du jour : 70

70 : c'est en dollars, le prix du baril (contrat Juillet) pour sa cotation actuelle à New-York. Le brut profite ainsi du resserrement de la production de l'OPEP intervenu, il y a quelque mois pour contrer la baisse de la demande. Les investisseurs anticipent aussi, ainsi un possible regain de spéculation sur le brut. Les spécialistes tablent sur une moyenne du cours à 80$ sur 2009, ce qui ferait environ 1,30€ le litre de SP95.

(Depeche) : Pour Taittinger, les crises se digèrent bien

Pour Taittinger, les crises se digèrent bien

il y a 16 minReuters Pascale Denis

La crise touche les ventes de champagne et Taittinger ne fait pas exception, mais après trois années historiques, la maison dit voir passer l'orage avec une grande sérénité.

"Bien sûr, nous aurons des ventes en baisse cette année, comme tout le monde, mais cela n'a franchement aucune importance pour nous", a déclaré Pierre-Emmanuel Taittinger, président de la maison de champagne, lors du sommet du luxe organisé par Reuters.

"Nous aurons probablement une baisse de 10% à 20% (...) mais nous ne sommes pas une industrie comme une autre", a-t-il ajouté, soulignant que l'ampleur de la baisse était difficile à anticiper à ce stade de l'année compte tenu du calendrier des constitutions de stocks par les distributeurs.

Pour Pierre-Emmanuel Taittinger, "les producteurs de champagne sont des terriens qui voient les choses à long terme". "Lorsque les ventes baissent, nous gardons le vin dans nos caves, il vieillira davantage et n'en sera que meilleur", a-t-il lancé, amusé.

"Je serais inquiet si la crise durait depuis cinq ans. Or, elle intervient après trois années absolument historiques pour les producteurs de champagne", a-t-il dit.

Les ventes de champagne ont reculé de 4,8% en volume en 2008 à 332 millions de bouteilles, après deux années de très forte croissance et un exercice 2007 record.

PRIX STABLES ET ACHETEURS À L'AFFÛT

Crise ou pas, le secteur conserve tout son attrait pour les investisseurs et les acheteurs potentiels restent à l'affût.

"Je pourrais trouver immédiatement acquéreur", a déclaré Pierre-Emmanuel Taittinger, qui dit être appelé quasiment tous les mois au sujet d'une éventuelle mise en vente de sa société.

La maison de champagne emploie 220 personnes et produira 6,0 millions de bouteilles cette année - contre une moyenne de 5 à 6 millions par an - dont 70% seront exportées, principalement au Royaume Uni et aux Etats-Unis.

Crise oblige, Taittinger n'a pas augmenté ses tarifs en 2009, pour la première fois depuis six ans, ce qui pèsera sur son bénéfice.

Les prix vont d'une trentaine d'euros pour un "Brut Réserve" qui représente 80% des ventes, jusqu'à 140 euros pour un "Comtes de Champagne", un "blanc de blanc" de cépage 100% chardonnay.

La maison détient 289 hectares de vignes qui lui fournissent 45% des raisins dont elle a besoin, le solde étant acheté aux viticulteurs.

"Notre ambition n'est certainement pas d'augmenter la production mais de veiller à préserver la qualité et l'attrait de nos champagne", a précisé Pierre-Emmanuel Taittinger.

La société a réalisé en 2008 un chiffre d'affaires de 106,5 millions d'euros et un résultat opérationnel de 34,4 millions, contre 109 millions et 32,3 millions respectivement un an auparavant.

Avec l'aide de la Caisse régionale du Crédit agricole de Champagne, Pierre-Emmanuel Taittinger a pris les rênes de la société en 2006 après une longue bataille pour le rachat de la maison familiale, pour 660 millions d'euros dont 70 millions de dettes, auprès du fonds américain Starwood Capital.

Une holding familiale a été constituée depuis lors, qui détient aujourd'hui 42% du capital et une option d'achat lui permettant de monter à 55%. La caisse régionale du Crédit agricole en conserve moins de 20%, le solde étant aux mains d'investisseurs privés.

Taittinger, qui avait créée en 1988 le domaine Carneros, en Californie, avec son distributeur américain Kobrand Corporation, en conserve toujours une part de 50%.