mardi 18 mai 2010

Les intérêts d'une monnaie forte (ou d'une monnaie faible)

Cela faisait un petit moment que je n'avais pas posté sur ce blog. Il faut dire que les sujets d'économie ne me passionnaient pas énormément. Le sujet de la Grèce avait toutefois susciter ma curiosité et la vraie et unique question était "la Grèce va-t-elle faire couler la zone Euro ?" me donnait vraiment envie de blogger.
Seulement l'actualité a été tellement rapide dans sa progression que la réponse est arrivée en moins d'une semaine. Je n'ai conséquent pas eu le temps de réfléchir à ce sujet. Et malheureusement, une semaine a été suffisante pour faire perdre plus de 10% à la bourse de Paris !
En réalité, je ne voulais pas commencer à disserter sur la position de la Grèce ou de celle du Portugal, mais le fait est que nombre d'investisseurs sont quelque peu inquiets sur les capacités de remboursement de ces derniers, ce qui trahit les angoisses des marchés.

Mais actuellement la monnaie européenne se trouve assez dépréciée sur les marchés. Mais qu'est ce que cela signifie réellement au quotidien pour le citoyen lambda ?
Ben concrètement il y a le pétrole. Et le pétrole, ça se paye en dollars. Mécaniquement plus l'euro est fort par rapport au dollar et moins le pétrole est cher. De facto, le prix à la pompe s'en trouve réduit pour un prix du baril constant. En parlant du pétrole, nous pouvons également parler des importations (dont le pétrole fait egalement partie)

A prix de revient constant, les produits finis étrangers sont meilleur marché. Qu'est ce que veut réellement dire ? Ben pour un produit à 100€, une appréciation substantielle de la monnaie pourrait le faire passer à 95€. Certes, ce jeu de mécanique économique n'est pas très marqué mais essayez d'imaginer ce que ça serait pour l'achat de gros biens comme des avions. La facture au final n'est plus vraiment la même !
D'ailleurs les déficits commerciaux tendent à se résorber quand la monnaie est forte, mais ce point de vue ne reste qu'une estimation de conjoncture puisque les demandes intérieures changes en fonction des époques économiques.

Quid des exportations ? Ben c'est le même problème mais à l'envers et la réciproque est appliquée à la lettre ! Ce qui devient bon marché dans un sens devient "mauvais marché" dans le sens contraire !

En prenant le problème à l'envers, car l'euro tend à se dévaluer : alors, certes le petrole est plus cher, certes les produits étrangers sont plus (certains vont même à rehausser leur prix en magasin)... Mais il y a une chance incroyable pour les produits français qui du coup deviennent bon marché à l'étranger.

On voit qu'en économie plus qu'ailleurs le bonheur des uns fait le malheur des autres et réciproquement !

A bientôt !

Arnaud

mercredi 9 décembre 2009

Le chiffre du jour : 90.000.000

90.000.000 : c'est le montant approximatif en euros de la somme collectée pendant le téléthon 2009 qui a eut lieu ce dernier week-end. C'est un recul des promesses de dons que l'on peut observer après 2008 où quelques 106 M€ avaient pu ainsi être collectés. Si la somme reste honorable, plusieurs facteurs peuvent être avancés avec prudence : la crise, bien évidemment mais aussi la polémique autour de Pierre Bergé (patron du sidaction) lequel accusait le téléthon de "parasiter" la générosité des français.

jeudi 8 octobre 2009

Le chiffre du jour : 6000

6000 : c'est le nombre de créations d'emploi consécutives a la baisse de la TVA de 19,6% a 5,5% dans la restauration, selon le conseil des prélèvements obligatoires, organisme affilie a la cour des comptes. Le gouvernement estimait que la baisse de la TVA aurait pu créer 40000 emplois.
On est loin du compte, sans jeu de mots !

Alors reprise... ou pas reprise ?

Ben a dire vrai, la réponse n'est pas tout indiquée tant elle soulève d'ambiguites. Je pourrais même diviser ce post en deux : une partie dans laquelle je mettrai les indicateurs au vert et dans l'autre, ceux dans le rouge. Mais je ne pourrais rien apporter comme jugement. Par contre, ce qu'il convient de faire, c'est de juger la situation dans sa globalité.
Et le résultat est plutôt alarmant : il est évident que sur un an, la situation de l'emploi s'est nettement détériorée, or nous le savons bien, un salarié qui n'a pas peur de perdre sa place est un salarié qui consomme (c'est une partie du cercle vertueux de l'économie). Mais actuellement, c'est plutôt loin d'être le cas. La réciproque est aussi vraie. Du coup, on se retrouve avec toute l'ambiguïté de la situation : d'un coté une macro-économie qui voudrait redémarrer et de l'autre, une économie individuelle frileuse. Cet antagonisme produit quelque chose d'assez curieux mais qui pourrait conduire a de la déflation car à offre supérieure et demande inférieure, les prix mécaniquement baissent. Finalement cette période que je qualifierai de transitoire est une aubaine pour les économies nationales, car elle ne marque pas une reprise accentuée et effrénée des consommations énergétiques et donc du coup la demande interne en pétrole s'en trouve freinée elle aussi.
Disons que sur ce point, c'est aussi une aubaine pour le consommateur.

Pour conclure, si la situation économique tend a s'améliorer, il n'est vraiment pas certain que les citoyens lambda puissent en profiter de manière rapide et instantanée, en effet, les entreprises ayant souffert de la crise vont se dépêcher d'accumuler de nouvelles ressources financières et ce, malheureusement au détriment de l'emploi. La crise, oui, mais pas pour tout le monde donc.

vendredi 18 septembre 2009

L'epineux problème des retraites

Le problème n'est pourtant pas nouveau et déjà de nombreux gouvernements avant l'actuel s'y était déjà frotté, les uns par nécessité, les autres pour l'amour de la réforme... ou bien les deux peut-être ! Cela dit, force est de constater que dès qu'ils s'y sont collés, ils sont vite devenus impopulaires ! Passés les problèmes de popularité, ils faut quand même se rendre compte de plusieurs choses. La première, c'est que les français sont attaches a leur régime de retraite. C'est un fait mais c'est comme ça ! Et puis il y a cet aspect du "j'ai cotisé toute ma vie pourquoi je n'y aurais pas le droit a la retraite, comme mes parents l'ont eue !". Il y a aussi cette observation très juste de la cotisation inter-générationelle : les actifs d'aujourd'hui cotisent pour payer les retraites d'aujourd'hui, logique ! Alors que normalement les cotisations devraient être amassées pour payer les retraites de demain et non d'aujourd'hui. ! En gros, un actif et demi travaille pour un retraite d'aujourd'hui. En 2020, il en faudra 2, si rien n'est fait. Le problème évolue donc très vite aussi.
Pourtant l'arithmétique veut que le problème posé soit assez simple a appréhender : le montant total des retraites versées est supérieur au montant perçu dans le cadre de la cotisation retraite des actifs. Je dirai en cela que quiconque s'attaque a cet épineux problème ne dispose que d'une marge de manœuvre tenue, voir inexistante. Le sondage de Lundi dernier est quand même la pour le rappeler. Pour rappeler les résultats du sondage à la question "êtes-vous prêts a travailler plus longtemps ?", les français reflètent a près de 63%, cette idée. Même situation sur la question "faut-il rallonger la durée de cotisation ?", ils sont 65% a affirmer par la négative. Plus fort, 90% d'entre eux ne veulent pas entendre parler d'une baisse des retraites.
On voit que deux dimensions du problème sont abordées ici : le temps et le montant total de la perception. Il y a pourtant une troisième dimension : augmenter les prélèvements à la source. Mais la, je dis qu'il faut y aller avec discrétion et parcimonie. Car c'est rejeter le financement des retraites sur les entreprises et donc au final, d'augmenter les charges sociales, et donc entacher la compétitivité de ces dernières. Dans un contexte social difficile, cela me parait donc également difficilement concevable.
En conclusion, si un financement doit être trouvé, il devra être le résultat d'une concertation nationale, d'ailleurs en cela, toujours d'après le même sondage, un majorité très nette de français souhaiteraient qu'un référendum ait lieu.

La solution, si il y en a une, sera au moins à ce prix.

lundi 24 août 2009

L'économie va mieux...

Ce pourrait être le titre d'une chronique optimiste, mais Dieu m'en garde de l'être trop !
C'est vrai donc l'économie va mieux, mais disons plutôt qu'elle est convalescente. Le dernier trimestre a déjoué beaucoup de pronostics des économistes qui tablaient donc sur une reprise qu'ils ne voyaient que 2e semestre 2010. On voit en réalité plusieurs facteurs repasser progressivement au vert. Il y a d'abord la croissance. Si on avait vu le premier trimestre être une calamité au sens économique du terme, notamment au sujet de l'emploi, le second a vu la situation s'améliorer, avec une croissance positive (+0,3%). Bon d'accord la situation économique du pays n'est certes toujours pas florissante, mais elle a le bon gout de ne plus se dégrader aussi vite qu'auparavant. Cet état de fait devenait très embarrassant pour les politiques et les syndicats. Admettons enfin que la refonte du pôle Emploi est arrivée au mauvais moment, ce qui n'est pas pour arranger les choses.

Ensuite, il y a les prix du pétrole : à production constante, avec une hausse de la demande (notamment chinoise), nous avons implicitement un hausse mécanique des prix. Vous me direz peut-être, ce n'est juste que pour assouvir la demande interne du pays en anticipation de l'hiver. Je vous dirai non. En fait, ce pétrole est bien destiné au secteur industriel. Si l'industrie chinoise n'est donc pas moribonde, c'est notamment parce qu'il existe une demande externe de biens manufacturés. Et qui dit demande externe, dit des gens pour les payer, dit des liquidités. Ce qui prouve qu'il existe à l'international des secteurs pour lesquels la reprise est évidente ou quasiment amorcée.

Au niveau international encore, d'ailleurs les bourses mondiales ne se trompent pas : elles hésitent entre l'euphorie de la reprise et des gains sur le court terme que pourraient amener certains grands groupes internationaux, d'un cote. Et de l'autre, les mauvais chiffres sur l'inflation (ou plutôt de déflation) qui pourraient exonérer durablement les espoirs de reprise. On voit donc que la situation amène a observer certains phénomènes et puis, l'instant d'après, leurs contraires.
Un autre signe qui tend à prouver quelque chose : les cotations des banques repassent dans le vert (+75% pour Natixis depuis le 1 janvier 2009, +39% pour le Crédit Agricole, +46% pour la Société Générale), je pense que ces signes-là sont parlant !!

Je ne voudrai pas être a la place des traders, en salle des marches car leur choix doit être extrêmement difficile a faire, tant la situation est indécise. En même temps a la BNP Paribas, une enveloppe de 1 milliard d'euros a été dégagée pour exécuter les primes de ces derniers. La encore, on voit toute l'ambiguite de la situation.

mercredi 10 juin 2009

Le chiffre du jour : 70

70 : c'est en dollars, le prix du baril (contrat Juillet) pour sa cotation actuelle à New-York. Le brut profite ainsi du resserrement de la production de l'OPEP intervenu, il y a quelque mois pour contrer la baisse de la demande. Les investisseurs anticipent aussi, ainsi un possible regain de spéculation sur le brut. Les spécialistes tablent sur une moyenne du cours à 80$ sur 2009, ce qui ferait environ 1,30€ le litre de SP95.