Et ce à plusieurs titres. D'abord au niveau macroéconomique, nous avons techniquement parlant, la planète divisée en trois grandes zones géographique. Les pays occidentaux, comme les Etats-unis, l'Europe qui connaissent des déboires économiques sans précédents. Les Etats-unis sont empêtrés dans une dette record de plus de 14.000 milliards de dollars, qui lui a valu le fait d'être placée sous surveillance par Standard & Poors. Ce fait est assez remarquable pour estimer qu'une agence de notation marque sa défiance quant à la capacité des USA à rembourser les investisseurs. Au delà de cela, il faut considérer que si les américains n'avaient pas relever leur plafond de leur dette, la situation aurait été pire. Car dans ce cas, cela aurait signifier purement et simplement la faillite d'une grande puissance. Inconcevable !
En Europe, la situation est guère enviable. On ne finit pas de renflouer les caisses de la Grèce. Et c'est également l'Italie, l'Irlande, le Portugal et l'Espagne qui menacent à leur tour de faire un détour chez les trésoriers de Bruxelles.
Deuxième grande zone, l'Afrique et le moyen-orient. La-bas, la situation est toujours dramatique, sans parler des pays du bassin méditeranneen qui connaissent les révolutions du jasmin, l'Afrique noire et particulièrement la corne de l'Afrique (Somalie, sud-Soudan, Ethiopie) sont actuellement touché par une famine parmi les plus importante de ces dix dernières années. Ajouté à cela, le prix des denrées alimentaires associé à leur rareté (l'un allant rarement sans l'autre) et vous obtenez une catastrophe humanitaire.
Enfin, l'Asie qui sort du lot avec la Russie et le Brésil connait une croissance toujours soutenue. Mais qui dit "croissance soutenue" dit aussi demande de matières premières importante. Le premier effet de cela est la hausse des prix de ces dernières. Mais sournoisement, nous avons également une hausse des prix des denrées alimentaires. Certes, ces dernières ne sont pas rares en Chine. Mais avec la croissance, la demande intérieure a explosé et les prix se sont envolés. Au final, c'est l'inflation qui guette. Et tout économiste sait que l'inflation si elle n'est pas maitrisée peut vite devenir néfaste, quelque soit d'ailleurs le modèle économique en place ! Les nouvelles du Japon ne sont guère meilleures. Le tsunami de Février dernier devrait laisser encore quelques stigmates et de nombreuses cicatrices tant au niveau matériel que financier. A ce titre, Toyota qui n'a pas pu faire tourner ses chaînes de production vient de perdre sa place de n•1 mondial de l'automobile. Mais c'est un peu oublié l'aspect humain, aussi : les habitations dévastées quand elles ne se trouvaient pas dans une zone contaminée par les radiations !
C'est finalement un tableau très sombre que j'ai dressé mais il est un triste reflet des désastres arrivés et des événements susceptibles de venir.
Mes autres cahiers....
jeudi 11 août 2011
La situation économique reste préoccupante
dimanche 24 juillet 2011
Eh oui, les vacances finies, je rapporte une petite photo de Cannes...

Dans la rue d'Antibes, j'ai trouvé une sculpture de Jenkell (le bonbon) aux couleurs de la Grèce devant l'agence de la banque LCL. Même si le groupe bancaire n'est pas officiellement exposé dans le pays, je n'ai pas pu m'empêcher de faire le rapprochement entre le milieu bancaire et la situation financière de la contrée hellénique. Je trouve qu'il y a une certaine ironie dans le choix de l'emplacement de cette sculpture, alors que d'autres sculptures du même artisiste (figurant les drapeaux d'autres pays) se trouvaient sur la Croisette et dans la ville de Cannes.
Location:Cannes, France
vendredi 1 juillet 2011
Enfin, la baisse du pétrole...

Jusqu'à présent, je pensais que l'OPEP était omnipotente quant à la production de pétrole sur la planète. Bon d'accord ! Il n'y a pas que l'OPEP qui fournisse du pétrole au reste du monde, la Libye et les Etats-Unis produisent également, n'en font pas partie. Mais avec sa part prépondérante, l'OPEP agissait comme un monopole.
Vous l'avez peut-être remarqué, j'utilise le passé quand je parle du consortium des émirats, mais cette semaine, il s'est produit un phénomène particulièrement significatif de la spéculation qui entoure le baril de brut.
L'AIE (l'agence internationale de l'énergie, qui regroupe un bon nombre de pays consommateurs) a décidé en effet de mettre 60 millions de barils sur le marché. La réaction des marchés ne s'est pas fait attendre : le brut perdait plus de 10$ en une seule journée ! Ben oui, l'excès de barils, devait très logiquement faire baisser les cours, et c'est exactement ce qu'il s'est produit !
Il ne faut pas s'y tromper, si tous les pays consommateurs décident de taper dans leurs réserves stratégiques, c'est que derrière ils estiment que la flambée du brut qui s'est installée depuis plus de 5 ans maintenant, risque de leur couter de précieux points de croissance. Il faut y voir également un geste d'entretien de la reprise, qui est certes molle, mais présente quand même ! L'envolée des prix des matières premières fait peser des incertitudes sur les économies occidentales qui n'est au final bon pour personnes. Car à terme, une hausse des prix (prônée par l'Iran et le Venezuela notamment) risquerait de gripper durablement le porte-monnaie de leurs acheteurs.
Revenons à nos barils de brut remis sur le marché, il faut bien voir que cette manoeuvre est très limitée dans le temps, car une fois, l'effet d'annonce résorbé, la spéculation pourra reprendre ses droits ! Ne nous y trompons pas : les prix baissent, oui, mais uniquement pour l'été !
Location:Voie Perronet Nord,Puteaux,France
vendredi 24 juin 2011
Pourquoi la relance de la Grèce ne fonctionnera pas...

Je dois confesser que je joue un peu ma Cassandre, mais je ne crois pas au processus de relance européen, et cela à plusieurs titres.
La Grèce est l'un des pays méditerranéen les plus visité, son activité touristique est très importante. On y retrouve des fleurons architecturaux par centaines. Mais les grecs ne sont pas réputés que pour cela. Il faut savoir que la corruption y est l'une des plus importante au monde. Avec ce problème, le chômage y est également endémique.
Ainsi, en quelques années, la Grèce est devenue le parent pauvre de l'Europe. La faute à quoi ? Ben aux taux d'intérêt internationaux. Il faut savoir que la note (donnée par les agences de notation) de la Grèce est la plus basse possible. C'est que dans ces conditions, les emprunts collectés par la Grèce ont des taux d'intérêt très haut (autour de 20% !). Tellement haut, que même avec une croissance autour de 2%, il lui faudrait plusieurs décennies avant de pouvoir les rembourser totalement !
Ce que je cherche a vous faire comprendre, c'est que le cercle dans lequel se trouve le peuple grec est vicieux. Car tous les efforts de création de richesse partent systématiquement à l'étranger ! C'est seulement quand les richesses seront redistribuées au peuple que les choses iront mieux. Mais pour le moment, c'est loin d'être le cas ! Au menu grec, c'est hausse des impôts, baisse des emplois dans la fonction publique, privatisations des groupes nationaux, etc... Vous savez cette situation me fait penser à quand vous faites banqueroute au Monopoly. Vous vendez tout et même ce qui était le plus rentable pour vous devient la propriété de vos adversaires. Actuellement, pour continuer dans la métaphore, la Grèce devrait acheter une seconde boite de jeu, pour s'octroyer l'ensemble de la banque de la boite !
Vous trouvez mon allusion, un peu forte, mais la situation est telle que les moteurs de son économie sont à plat. Il ne reste malheureusement que le tourisme qui sauve la face.
Ensuite, les différents plans de relance feront-ils l'affaire ? Rien n'est moins sûr ! Les différentes enveloppes paieront les salaires des fonctionnaires, mais ces mêmes fonctionnaires ne créent pas forcement de la richesse, du moins pas directement ! Pour moi, ces plans ne sont donc que des perfusions qui maintiennent en vie, le malade grec.
A-t-on vraiment le choix ? La réponse est non. De nombreuses banques européennes et évidemment françaises se sont portées acquéreur de banques grecques, or ces dernières n'étant pas solvables (ou difficilement), elles sont devenues par conséquent toxiques. Le terme est fort, mais le risque d'impayés est élevé. Or les impayés, les investisseurs détestent ça ! Et à terme, ce sont les banques toutes nationalités confondues qui risquent de trinquer sur les marchés.
On peut dire qu'aujourd'hui, le pays et ses investisseurs sont dans l'impasse : on ne pourra pas prêter indéfiniment de l'argent et les mesures drastiques prônées par M. Papandreou risquent de lui couter son poste, tant elles sont impopulaires et ça se comprendrait !
On voit clairement que la Grèce ne doit (et ne devrait) pas sombrer, mais la planche à billets en euros s'usera vite et tôt ou tard, les comptes devront être justifiées, et des compensations pour les créanciers, demandées !
Location:Place Carpeaux,Puteaux,France
samedi 12 mars 2011
Les catégories professionnelles exposées à la hausse du pétrole…
Cela fait un petit moment que je n'ai pas posté…
Alors les prévisions les plus optimistes prévoient un baril de pétrole à 200$ au mois du septembre 2011, soit d'un prix à la pompe à 1,90€. On se rend compte qu'un nombre important de professions va se retrouver confronter à des difficultés directes, liées à l'exercice de leurs métiers. Ainsi, les taxis et les transports en commun (notamment les bus), voient leurs charges augmenter drastiquement. De manière indirecte, il y a également ceux pour qui les engins motorisés constituent une composante importante voire cruciale de leurs activités. Je pense aux agriculteurs, aux maraichers et aux pêcheurs. Les produits frais devraient donc logiquement augmenter.
mardi 14 décembre 2010
Le bank run d'Eric Cantona... ou l'allégorie de Moby Dick
Au départ, je dois dire que l'ancien joueur de Manchester United jouit (ou jouissait) d'une réputation plutôt confortable. Certes quelqu'un d'impulsif, mais il est aussi l'un des sportifs préférés des français. Mais là je dois dire que son appel est une chimère.
Au départ, son constat (qu'on le partage ou non) est de générer une pagaille chez les banquiers afin que ceux-ci comprennent que ceux qui font la loi, ce sont les clients et non les banquiers. Pour cela il s'appuie sur le phénomène de "bank run". Je m'explique.
Les clients apeures par la perte de capitaux de la banque anglaise Northern Rock, se sont précipités aux guichets de cette dernière, afin de retirer leurs économies. D'ailleurs même si le fait de retirer les économies a été dommageable pour l'établissement, il ne lui pas été fatal pour autant.
Le bank run s'appuie donc sur le phénomène de la panique contagieuse... normalement. L'appel d'Eric Cantona devait donc porter un coup de semonce à nos chers banquiers. On pourrait parler d'un coup dans l'eau, plutôt.
Malgré les quelques 34.000 personnes qui se sont inscrites sur sa page FaceBook, son action était vouée à l'échec pour au moins deux bonnes raisons.
La première est que la somme totale des avoirs qu'auraient pu retirer ces personnes n'aurait jamais pu dépasser les 100 millions d'euros. Cette somme est dérisoire face à la trésorerie accumulée des banques. Ces dernières ont une obligation de constituer un fond propre de 8% du capital de la banque. En outre, toutes banques françaises confondues, cette somme se chiffre à plusieurs milliards d'euros !
En second lieu, les banques possèdent des règles internes pouvant demander un délai lors du retrait de grandes sommes. Donc même si toutes ces personnes auraient souhaité retirer leur argent, elles n'auraient vraisemblablement pas accéder aux demandes les plus exigeantes.
En réalité, je place cette action bien au-delà du simple fait d'une communication maladroite. Mais il faudrait y voir plutôt une certaine défiance (pour ne pas dire méfiance) du système capitaliste par une frange, et non des moindres, de la population. En plus pour qu'une célébrité du football s'en empare, c'est aussi révélateur d'un certain malaise. Mais heureusement pour nous, Eric Cantona a encore des progrès à faire en économie !
Cette action restera donc une utopie économiquement parlant. Partant d'une bonne idée comme la taxe Tobin, tel le capitaine Achab poursuivant la baleine blanche, tout simplement...
dimanche 28 novembre 2010
La déchéance de l'Irlande
Déchéance est certes un mot un peu fort pour décrire la situation irlandaise, mais vous avouerez comme moi qu'il n'y a pas d'autres termes pour qualifier la tragédie dans laquelle s'est engouffré le dragon celte. Un chiffre résume à lui tout seul l'ampleur des dégâts : 90 milliards d'euros. C'est le montant de l'emprunt adressé à l'Irlande. C'est en outre le montant nécessaire pour renflouer les banques irlandaises elles-mêmes au bord du gouffre. Mais comment diable, les irlandais en sont arrivés à ce stade ? Ben à dire vrai, la solution est à chercher outre-atlantique ou du moins dans ses grandes lignes, je m'explique. Les banques dans leurs efforts insatiables de faire des gains, se sont empêtrées dans des spéculations immobilières exactement comme l'ont fait les grandes banques américaines. Et là encore les américains, c'est bien l'état qui est venue à l'aide des banques. C'est notamment comme cela que l'on fait d'une dette bancaire, une dette d'état. Ce mécanisme a été largement utilisé en 2008 quand les banques fermaient les unes après les autres.
La conséquence directe, c'est qu'avec une dette soumise au marché des titres et créances, la notation de l'Irlande s'est vue abaissée. Ce fait a aussi une autre conséquence directe : les emprunts accordés à l'Irlande sont devenus plus chers.
Le plan de redressement prévoit de passer en cinq ans de 37% du PIB à seulement 3% : ce n'est plus un plan de rigueur, c'est presque suicidaire économiquement parlant. Mais l'Irlande avait-elle réellement le choix ? A dire vrai, non !
Personne n'aurait accepter de prêter de l'argent si l'Irlande ne s'était pas réformée profondément, tant sur le plan comptable que économique. Mais heureusement pour l'Irlande, les investisseurs ne se s'y sont pas trompés : l'Irlande reste un pays ou la productivité reste l'une des plus élevée d'Europe. De plus avec le plan de rigueur engagé pour réduire le déficit, les salaires ont peut être baissé, mais sa crédibilité a été un peu sauvée. Il faut dire qu'elle n'est pas aussi entachée que celle de la Grèce où la crise sévit sur le plan économique mais aussi sur le plan structurel avec sa corruption galopante, pour ne citer que cela. Revenons à l'Irlande, la réaction des états européens a surtout permis d'éviter la contagion avec le Portugal qui lui montre aussi des signes de faiblesse économique. Il est admis également qu'une nouvelle crise de confiance des marchés a été évitée. Ils n'en n'auraient vraiment pas eu besoin.
Tout cela est bien joli, passez moi l'expression, mais tout a chacun sommes en droit de nous demander si les vraies leçons ont été tirées de ces événements. Même si le pire a été évité, le scepticisme peut rester de mise.