jeudi 21 novembre 2013

Le chiffre du jour : 31

31 c'est en millions de bouteilles de Beaujolais, la quantité qui avait était livrée en 2012 dans le monde. Gageons que la cuvée primeur 2013 qui arrive sur les tables  aujourd'hui (tous les troisièmes jeudi du mois de Novembre) tienne ses promesses en terme de quantité.


mardi 12 novembre 2013

Le fait du jour : la dégradation de la note de la France par S&P

Alors que la dégradation de la note par l'agence de notation américaine Standard & Poor's (S&P) est intervenue le 08 Novembre dernier, tout le monde s'interroge sur la pertinence d'une telle dégradation. L'agence de notation entendait pointer du doigt les perspectives maussades de la nation. En effet, avec 0% en 2013 et à peine 0.7% en 2014, un taux de chômage historiquement haut et particulièrement endémique, une fiscalité galopante, on ne peut pas dire que la crise soit vraiment finie (même si le gouvernement en serait persuadé).

Loin de moi également, une intention malsaine de critiquer cette agence qui tente au jour le jour, de faire une analyse macro-économique de l'ensemble des pays emprunteurs. Ce procès avait été fait lors de la perte du "AAA" (en novembre 2012). Et tout le monde a été d'accord que cette perte était très modeste de conséquences. Non je n'en suis plus à ce point.
Ce qui me dérange plutôt, c'est que l'on perde encore une note deux ans après la précédente. Cette rapidité de correction est à la fois très surprenante dans les faits et une conséquence logique en même temps. Je m'explique. 
C'est surprenant car je doute qu'à S&P, ils ne comprennent pas que certaines politiques mettent plusieurs années avant d'être efficaces et le laps de temps ainsi déterminé ne permet pas ce genre de constat. À moins aussi que les politiques appliquées n'aient pas été les bonnes !
Et c'est également une conséquence logique au regard de l'ensemble des données socio-économiques que le constat soit si amer. C'est simple : les perspectives de croissance restent médiocres et le chômage reste élevé. Ajoutez à cela, la consommation dans les chaussettes, chaque donnée sociale dresse un tableau de plus en plus sombre. Je pense d'ailleurs que cet abaissement est bien plus un témoin du marasme économique français qu'une sanction contre la politique du président Hollande, les marges de manœuvres étant très faibles. 

Regardons un peu vers le futur : Moody's abaisse sa note, mais la France continue d'emprunter à des taux "normaux". La politique économique finit par produire ses fruits grace a un regain de croissance mondiale et le chômage baisse. Oui, mais il faudra aussi le courage d'imposer des réformes structurelles notamment aux niveaux des fonctionnaires et mettent les différents acteurs sociaux devant leurs responsabilités. 

mercredi 30 octobre 2013

Le chiffre du jour : 500.000

500.000 : c'est le nombre de logements que s'était engagé à construire le candidat Hollande dans son engagement no 22, lors des élections présidentielles (il avait avancé 2,5 millions de logements pendant son quinquennat).

En réalité, ce chiffre est un tantinet présomptueux tant il est rattrapé par la réalité. En effet, entre octobre 2012 et septembre 2013, le nombre de mises en chantier s'est élevé 341.808 unités, soit un repli de 11,1%.
Les professionnels expliquent ce ralentissement par le climat de défiance qui règne dans le pays. En effet, les couches moyennes (les plus à même de pouvoir accéder à la propriété) restent sinon la cible de la politique du gouvernement, en tout cas, le parent pauvre de la politique sociale. 
Le marasme environnant provoque un phénomène d'attentisme (de la part des emprunteurs) qui n'est pas sans conséquences sur l'économie du pays. 
Or il est couramment admis, en économie, que le secteur du bâtiment est toujours un grand pourvoyeur d'emploi, quand la conjoncture économique s'y prête. 
Alors que la santé de ce secteur devrait permettre d'établir un indicateur fiable de la reprise (tout du moins de l'embellie), ce dernier vient d'annoncer qu'il pourrait d'ébaucher jusque 40.000 emplois. 
Qui a dit que la reprise était là ?

Chiffres issus du 20minutes, ed. Paris du 30/10/2013. 

jeudi 17 octobre 2013

Le chiffre du jour : 2

2 : ce sont le nombre de jours qu'il restait aux républicains et au président Obama pour trouver un accord sur la dette américaine. 

L'accord n'a pu être entériné qu'hier dans la soirée.
Pour être complet, cet accord met un terme à un blocage (le "shutdown") qui a débuté le 1er octobre dernier. Ce blocage est intimement lié à la dette américaine. En effet, la dette (qui est quand même de 16.700 milliards de dollars) permet de financer les services publics et sans cela l'administration est dans l'incapacité de payer ses fonctionnaires. A ce stade, certains services publics cessent tout bonnement de fonctionner. 
Il faut alors dans ce cas que le congrès vote un relèvement du plafond de la dette qui permet alors de débloquer l'économie américaine. Problème : que faire quand la majorité au sénat ne souhaite pas ce relèvement ? Eh ben, il faut tracter, passer des accords... Mais alors, les griefs des républicains sont nombreux et la réforme de l'assurance-maladie est plutôt mal passée dans leurs rangs.
Bon disons-le honnêtement, l'histoire ne révèle pas la teneur de l'accord, mais je peux vous dire que l'on a frôlé la catastrophe.
En d'autres termes, le défaut de paiement (le "cliff", le précipice en français) qui serait intervenu le 18 octobre prochain aurait été un très mauvais signal envoyé par l'économie américaine à l'économie mondiale, 
le terme "Armaggedon" revenant très périodiquement. 

vendredi 21 juin 2013

Le chiffre du jour : 13,64

19€ : c'est la valeur du titre de la FNAC à la clôture de la bourse de Paris. Le titre du distributeur de produits culturels accusait ainsi une perte sèche de 13,64%, lors de son jour d'introduction. L'anecdote d'ailleurs retiendra que le Jeudi 20 juin, le CAC40 comptait exceptionnellement 41 valeurs à la cotation. 

La FNAC, ainsi libérée par son ancienne holding Kering (ex-PPR) souhaitait se confronter aux marchés. Ce qu'il faut voir avec cette décote, c'est le signe d'une  défiance des investisseurs envers un secteur qui peine à se renouveler et qui est sévèrement concurrencé par les distributeurs internationaux ayant des plateforme sur le web déjà bien établies, tel Amazon par exemple.
Le contexte est d'autant plus tendu que Virgin France a été placé en liquidation, cette semaine même. Alors certes, le dernier rafle tout, mais avec un marché continuellement en perte de vitesse, on voit mal comment la FNAC *nouvelle formule* va pouvoir plaire aux investisseurs...
L'avenir nous dira si elle a eut bien fait. 

jeudi 2 mai 2013

Le chiffre du jour : 0,5%

0,5% : c'est le taux d'emprunt fixé par la BCE aujourd'hui. La banque centrale européenne entend contrer le marasme économique dans lequel se trouve la zone euro en abaissant de 25 points de base, son taux directeur.
Cette mesure devrait avoir sans aucun doute des répercussions positives sur l'économie (crédit moins chers), et arrive sans aucun doute à point nommé alors que les entreprises tentent de se reconstituer une trésorerie.
Mécaniquement, cette baisse des taux va entraîner (au moins) deux phénomènes :
- une inflation qui devrait rester modérée dans un contexte de consommation morose,
- une légère hausse du cours de l'euro, et par voie de conséquence, devrait augmenter marginalement les prix à la pompe (livraison pour juin)
Ce taux est remarquable, car il est le plus bas que la BCE ait accordé à ce jour.
Cette décision vient souffler un air frais sur l'économie européenne, mais je gage qu'à elle-seule, elle permette réellement la relance de cette dernière. En effet, le problème reste structurel en Europe et les politiques d'austérité auront tôt fait d'en annihiler les bienfaits.

jeudi 7 mars 2013

Le chiffre du jour : 3.13%

3.13% : c'est le taux le plus bas sur les crédits immobiliers (hors assurances) relevé par l'observatoire Crédit Logement. Ainsi emprunter n'a jamais aussi peu cher... encore faut-il avoir les ressources nécessaires !